Les résultats de nos ventes aux enchères

Lot 83 : 35000 €

Vente Art Made in Belgium du 30-11-2021

Paul DELVAUX (1897-1994)
Sans titre, 15-2-1950
Encre et aquarelle sur papier
Signé, daté et localisé en bas à droite: "P. DELVAUX 15-2-50 ST IDESBALD"
27 x 35,5 cm pour la feuille; 20 x 28 cm pour le sujet
Provenance: liber amicorum remis à Charles Bernard en 1950 à l'occasion du cinquantième anniversaire de son entrée dans la presse. 
Un certificat de la Fondation Paul Delvaux sera remis à l'acquéreur.
© Foundation Paul Delvaux, St. Idesbald, Belgium/SABAM, 2021

Paul Delvaux réalise ce dessin en février 1950. Le liber amicorum qui le contient a été offert à Charles Bernard le mois suivant à l’occasion de la soirée banquet mémorable, décrite dans l’article s’intitulant « En l’honneur de Charles Bernard », paru dans La Nation belge, le 28 mars 1950. Delvaux a t-il spécialement réalisé cette oeuvre pour Charles Bernard? Ou bien l’a t-il soigneusement choisie pour l’occasion? Quoi qu’il en soit l’intention est là, le sujet et l’atmosphère qui se dégage de ce dessin, presque tableau, est imprégnée de bienveillance. C’est l’amitié qui est représentée ici, elle n’est pas abordée de manière frontale mais à travers le prisme de l’univers de Delvaux. Avec son vocabulaire si singulier, l’artiste reprend ici la thématique des amies, sujet qu’il a déjà abordé à plusieurs reprises en peinture et en dessin (Nocturne, 1939; Les amies, 1940; Les deux amies, 1946) et qui ponctue tout son oeuvre. On voit également souvent deux femmes s’unir dans ses images (Promeneuse, 1947; La toilette, 1948; Sérénité, 1970)
Comme presque toujours chez Delvaux, la scène est théâtrale, le décor est planté sur un sol en damier devant une fenêtre à rambarde avec d’épais rideaux rouges, ouvrant sur un paysage nocturne en arrière-plan que rythment de grands arbres et des volcans sur une étendue d’eau. L’univers onirique de Paul Delvaux nous surgit au visage mais cette fois-ci sans l’inquiétude qui hante habituellement ses scènes, ici l’atmosphère est tout aussi puissante mais paisible et pleine de bienveillance voire de tendresse.
Notre oeuvre, bien que sur papier, possède les qualités d’un petit tableau, de par la précision et la qualité d’exécution. Les oeuvres sur papier que le public rencontre le plus souvent, sont des encre et lavis, sans couleur et peu abouties. Notre oeuvre se distingue des papiers habituels par son excellence et son état de conservation remarquable qui aurait été impossible sans la protection de son liber amicorum pendant 70 ans. En effet, l’encre de Chine et l’aquarelle possèdent l’éclat du premier jour.
Toutes ces caractéristiques et qualités particulières en font une oeuvre de premier plan.

Lot 383 : 16000 €

Vente Arts d'Asie du 15-03-2023

Chine, Epoque Jiajing (1522-1566)
Potiche en porcelaine à décor en émaux bleu-blanc des "trois amis de l'hiver".
Hauteur : 34 cm
(trois fêles au col, base fêlée et anciennement agrafée pour la restauration)

Lot 274 : 23500 €

Vente Collections belges et luxembourgeoises du 10-09-2020

Anto CARTE (1886-1954)
Allégories
Suite de 4 projets pour des vitraux au fusain et à l'encre de Chine sur papier montés en deux paravents de deux feuilles chacun
Un signé en bas à gauche Anto Carte et à droite Léon Rotta (?-1970), maitre peintre-verrier à Anderlecht
168 x 50 cm (à vue)
(petits accidents)

Vers 1933-35, une maison est construite à Uccle à la demande de Pierre Ansiau et décorée par Anto Carte. Deux doubles portes intérieures étaient ornées de vitraux dont voici les projets.

On y joint 3 projets dessinés représentant l'impost d'une des portes portant l'inscription Domus portam et cor magis, la porte de la demeure et une poignée
36,7 x 91 cm (le plus grand)

Lot 3 : 8500 €

Vente SIECLES CLASSIQUES ET NUMISMATIQUE du 27-06-2017

MELANESIE Nord de l'île d'Ambrym, Vanuatu
Monumental tambour anthropomorphe à fente
Le corps est évidé et fait fonction de caisse de résonance, la fente permettait d'introduire les outils pour le creuser et laisser résonner les sons obtenus en frappant le flan du tambour avec un bâton. La tête est agrémentée d'une coiffe à plusieurs rangs de motifs à pointes pyramidales, elle se termine sous le menton par deux dents de cochon formant des crochets stylisés sculptés en reliefs.

Cet animal est d'une grande importance dans les rites sociaux, les échanges coutumiers. Il symbolise richesse et pouvoir pour ceux qui les possèdent. Le regard est accentué par deux grands yeux circulaires, conférant à cette oeuvre une magnifique expression intemporelle et puissante.
Bois (Artocarpus Altilis), traces d'enfouissement sur la partie basse, ancienne patine naturelle, restes de colorant minéral ou végétal par endroits.

H: (avec socle) 284 cm ; H: (sans le socle) 270 cm.
 

Lot 164 : 14500 €

Vente 3e vente d'objets de collection du 26-09-2010

PIGEON : Le Marsupilami, grand Marsupilami saluant, Editions Galerie DESBOIS, 1990, n°/50, résine lourde, queue tube avec billes, complet de sa sérigraphie certificat, n° et signé. Très RARE. Complet et en état impeccable avec queue non rouillée. On y joint la sérigraphie du Skwiik, quelques exemplaires connus, sculpture prévue à la commercialisation mais ne sera finalement réalisée qu'à 3 ex.

Lot 114 : 9500 €

Vente BIJOUX & PIERRES PRECIEUSES du 06-05-2019

JEAN DESPRÉS
Splendide bague en argent, or jaune 18k (750 millièmes) et galuchat dans les tons beige. Constituée d’un cercle en argent frappé et divisé en deux par un rectangle dans lequel est posé le galuchat. Une flamme en or jaune s’échappe du rectangle pour rejoindre le bord du cercle. Le tout repose sur un anneau large d’un centimètre. Ce bijou brille par son originalité. Poinçon du maître. 
Tour de doigt : 50/51
Poids brut : 22,3 g.

Lot 1 : 440000 €

Vente Fernand Khnopff, Portrait d'Yvonne Suys, 1890 du 18-01-2024

Fernand KHNOPFF (1858-1921)
Portrait d’Yvonne Suys, 1890 
Huile sur panneau
Signé en bas vers la droite: "FERNAND KHNOPFF"
72,1 x 47,9 cm

Provenance:
- Collection M. Albert Sarens et Mme Yvonne Suys, Bruxelles
- Collection particulière, Bruxelles (transmis par descendance)

Exposition:
Bruxelles, "Fernand Khnopff et ses rapports avec la Sécession viennoise", Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, du 2 octobre au 6 décembre 1987 (cat. p.46 reproduit en couleurs, p.115 reproduit, n°25)
Porte l'étiquette au dos du panneau.

Bibliographie:
- Louis Dumont-Wilden, Fernand Khnopff, Collection des Artistes belges contemporains, Bruxelles, Librairie Nationale d’Art et d’Histoire - G. Van Oest & Cie, 1907, p.71
- X, Fernand Khnopff, in Notices Biographiques et Bibliographiques, concernant les Membres, les Correspondants et les Associés, 1907-1909, Bruxelles, Académie Royale de Belgique, 1909, p.753
- Maria Biermé, Les Artistes de la Pensée et du Sentiment, Bruxelles, Editions de la Belgique Artistique et Littéraire, 1911, p.2
- Paul Lambotte, Les Peintres de Portraits (collection de l’Art belge au XIXe Siècle), Bruxelles - Paris, Librairie Nationale d’Art et d’Histoire - G. Van Oest & Cie, 1913, p.126.
- Jean Delville, Notice sur Fernand Fernand Khnopff, in Annuaire de l’Académie Royale des Sciences, Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 1925, 91e année, p.24
- Gustave Deltour, Fernand Khnopff Artiste - Peintre, in La Belgique d’Aujourd’hui, Berlin - Charlottenburg, Adolf Eckstein, s.d., p. non num.
- Robert L. Delevoy, Catherine de Croës, Gisèle Ollinger-Zinque, Fernand Khnopff Catalogue de l'oeuvre, Lebeer-Hossmann, Bruxelles, 1987, n°150, p.255 (reproduit)
- Michel Draguet, Khnopff ou l'ambigu poétique, Snoeck-Ducaju & Zoon, Crédit Communal, 1995, n°96, pp. 85, 88 (reproduit), 89 
- Michel Draguet, Portrait of Jeanne Kéfer, Getty Museum Studies on Art, Los Angeles, 2004, pp. 71, 74, 77, 78, 79 (reproduit)
- Thierry Scaillet, Dorothée Schneider, Histoire de la famille Dupret 17e-20e siècle - En affaires et en politique, de Ath à Bruxelles, 2019p.267-268 (reproduit)

(Note de l’expert: Les informations d’ordre historique au sujet de la représentation des enfants sont à recontextualiser dans l’Europe de la fin du XIXe, la pensée et les usages relatifs à l’enfance et l’âge adulte étaient bien différents de notre époque.)

Yvonne Suys:
Yvonne Suys est née à Bruxelles en 1883. Elle était la petite-fille de Léon-Pierre Suys (1823-1887) célèbre architecte bruxellois, à qui on doit notamment les Thermes de Spa, le Palais de la Bourse et le voûtement de la Senne à Bruxelles. Elle était la fille de Paul Suys (1855-1886) et Anna Rittweger (1862-1893) et se maria en 1904 avec Albert Sarens (1878-1922). Le couple fit construire en 1907 un hôtel particulier au 72 de l’Avenue de Tervueren à Bruxelles (l’actuel Hôtel Sarens-Suys, aujourd’hui siège bruxellois de la Banque Delen). Le couple Sarens-Suys possédait une importante collection de peintures, notamment des oeuvres de Jan Brueghel, Louis Artan, Eugène Laermans, Gustave Courbet, Alfred Stevens ou encore Pierre-Paul Rubens. Yvonne décéda en 1925 à Etterbeek à l’âge de 41 ans.

Derrière l’enfant, la femme:
Fernand KHNOPFF était un portraitiste réputé. Il expose son premier portrait d’enfant en 1884 à l’occasion de l’exposition des XX. En 1890, il réalise celui d’Yvonne Suys, alors âgée de 7 ans, d’après photo (aujourd’hui conservée aux Archives de la Ville de Bruxelles). Les portraits d’enfants les plus connus réalisés par Khnopff: le portrait de Mademoiselle Van der Hecht en 1883 (D.C/O.Z. n°54, MRBAB inv.3980), le portrait de Jeanne Kéfer en 1885 (D.C/O.Z. n°82, Getty Museum inv.97.PA.35), le portrait de Simone Héger en 1885 (D.C/O.Z. n°73), le portrait de Gabrielle Braun en 1886 (D.C/O.Z. n°92) et le portrait d’Eugénie Verhaeren en 1888 (D.C/O.Z. n°107). En 1890, Khnopff réalise les portraits d’autres enfants comme: Jeanne de Bauer, Albert Braun, Robert Vanderborght, Jules Philippson. Ces enfants, peints par Khnopff, sont habituellement vêtus sobrement, et plutôt habillés comme des poupées. On remarque cependant que pour les portraits de la petite Germaine Wiener (réalisé en 1893, MRBAB inv.10948) et de la petite Yvonne Suys, leurs toilettes ressemblent moins à ceux d’une fillette qu’à ceux d’une femme.
Le portrait d’Yvonne Suys est le premier portrait de Khnopff dans lequel figure une fleur. Depuis la Renaissance, la fleur tenue par une jeune fille symbolise la virginité, souvent sur le point d’être proposée. Khnopff s’inscrit ici dans une longue tradition iconographique. Cet iris, symbole de féminité depuis l’Antiquité grecque, est après la fillette, le personnage principal de notre tableau. Par ailleurs, sa couleur rouge sang nous renvoie aux menstruations, c’est à dire à l’âge de la puberté lorsque l’enfant devient femme. Ce passage à l’âge adulte au moment des premières règles est d’autant plus marqué et important au XIXe siècle.
Yvonne Suys porte ici deux bijoux et tient dans sa main droite une paire de gants. Ils sont au XIXe des symboles forts de féminité et des marqueurs de rang social. Cependant, le bracelet porté au poignet droit (vraisemblablement un bracelet jonc) mérite attention. Ce type de bracelet était, au XIXe siècle, un bracelet venant remplacer le petit bracelet ou bracelet gourmette reçue dans l’enfance. Ce bijou nous renvoie donc lui aussi au passage vers l’âge adulte chez la fillette.
Le manteau en velours vert bordé de fourrure, porté par Yvonne Suys n’est pas un manteau d’enfant mais de femme. Il évoque un statut social élevé par la préciosité de ses matières. Khnopff, n’étant pas un peintre de la couleur, utilise celle-ci généralement pour véhiculer une idée par le symbole. En effet, traditionnellement le vert symbolise l’amour, la fertilité et l’espérance. Ces trois concepts sont, au XIXe siècle, tout ce que des parents souhaitent pour leur fille à l’entrée vers l’âge adulte. Ce portrait est presque une prière pour un bon futur mariage.
Selon Michel Draguet, ici « le portrait d’enfant préfigure un portrait de femme » (Michel Draguet, Portrait de Jeanne Kéfer, Getty Museum Studies on Art, Los Angeles, 2004, p.78). En effet, les symboles de la fleur rouge, du bracelet jonc et de la couleur verte du manteau cristallisent son destin de femme, tout proche. Par ailleurs, les bijoux, les précieux velours et la fourrure, ainsi que les gants sont les attributs qui permettent au sujet d’incarner l’idéal de la femme bourgeoise de la fin du XIXe siècle et reflètent la position de la famille Suys. Les symboles de notre tableau, bien que liés à un vocabulaire iconographique ancestral invoquant mythologie et traditions, sont d’une grande modernité, en accord avec la pensée et la vie de la fin de siècle.
Dans le symbolisme qu’incarne Fernand Khnopff, les symboles ne sont pas démonstratifs mais suggestifs. Ainsi les idées sont-elles délicatement évoquées derrière la réalité. Ici, derrière l’enfant, Khnopff voit la femme.

Un sujet symboliste mi-ange, mi-sphinx:
Cette oeuvre est typique du portrait bourgeois de l’époque, il représente une fillette, angéliquement frangée, d’une grande beauté, coiffée et apprêtée conformément à son rang social. Elle incarne la délicatesse et le raffinement qu’on exige alors d’une fille ou d’une femme. Cela nous renvoie à la figure de l’ange, sage, tendre, belle et poétique incarnant de bonnes valeurs familiales et bourgeoises.
Comme dans la plupart des portraits réalisés par Khnopff, l’arrière-plan est peu définissable. Ici, Yvonne Suys semble baigner dans la composition, l’absence de perspective et le fond grisâtre lui servent de cadre, mettant en avant le sujet, dont le regard transperce le spectateur.
Les figures féminines de Khnopff sont silencieuses, elles s’adressent au spectateur par leur regard. Cela n’est pas sans nous rappeler le personnage de Méduse, figure mythologique possédant le regard perçant le plus célèbre du monde, et qui inspira énormément l’artiste. Ce regard vif et silencieux qui renvoie à la figure de la femme puissante, fatale et tentatrice, est également incarnée chez Khnopff par le Sphinx. On retrouve par ailleurs cette créature mythologique dans de célèbres tableaux de l’artiste: Le vice Suprême de 1885 (D.C/O.Z. n°79), Un ange de 1889 (D.C/O.Z. n°124), ou encore Les caresses de 1896 (D.C/O.Z. n°275, MRBAB inv.6768). Le regard pénétrant d’Yvonne Suys est accentué par sa posture accoudée et légèrement déhanchée qui lui confère une certaine assurance et une allure charmeuse, tel le mystérieux et dangereux Sphinx annonçant sa fatale et légendaire énigme.
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(Commentaar van de kunstexpert: Historische informatie over de representatie van kinderen moet terug in de context van het Europa van de 19e eeuw  worden geplaatst; het denken en de gebruiken met betrekking tot de kindertijd en de volwassenheid waren heel anders dan die van onze tijd.)

Yvonne Suys:
Yvonne Suys werd geboren in Brussel in 1883. Ze was de kleindochter van Léon-Pierre Suys (1823-1887), een beroemde Brusselse architect, aan wie we onder meer de Thermen van Spa, het Beurspaleis en het gewelf van de Zenne in Brussel te danken hebben. Zij was de dochter van Paul Suys (1855-1886) en Anna Rittweger (1862-1893) en trouwde in 1904 met Albert Sarens (1878-1922). In 1907 liet het echtpaar een herenhuis bouwen aan de Tervurenlaan 72 in Brussel (het huidige Hôtel Sarens-Suys, vandaag de Brusselse hoofdzetel van Bank Delen). Het echtpaar Sarens-Suys bezat een grote collectie schilderijen, waaronder werken van Jan Brueghel, Louis Artan, Eugène Laermans, Gustave Courbet, Alfred Stevens en Peter Paul Rubens. Yvonne overleed in 1925 in Etterbeek op 41-jarige leeftijd.

Achter het kind de vrouw:
Fernand KHNOPFF was een gerenommeerd portretschilder. Zijn eerste kinderportret exposeerde hij in 1884 ter gelegenheid van de tentoonstelling van Les XX. In 1890 creëerde hij dat van Yvonne Suys, toen 7 jaar oud, volgens foto (nu bewaard in het Archief van de Stad brussel).
De bekendste kinderportretten gemaakt door Khnopff: het portret van Mejuffrouw Van der Hecht in 1883 (D.C/O.Z. n°54, KMSKB inv.3980), het portret van Jeanne Kéfer in 1885 (D.C/O.Z. n°82, Getty Museum inv.97.PA.35), het portret van Simone Héger in 1885 (D.C/O.Z. n°73), het portret van Gabrielle Braun in 1886 (D.C/O.Z. n°92) en het portret van Eugénie Verhaeren in 1888 (D.C. /O.Z. nr. 107). In 1890 maakte Khnopff portretten van andere kinderen, onder meer: Jeanne de Bauer, Albert Braun, Robert Vanderborght, Jules Philippson. Deze door Khnopff geschilderde kinderen zijn doorgaans sober gekleed, eerder als poppen. We merken echter op dat bij de portretten van de kleine Germaine Wiener (gemaakt in 1893, KMSKB inv.10948) en de kleine Yvonne Suys hun kleding minder op die van een klein meisje lijkt dan op die van een vrouw.
Het portret van Yvonne Suys is het eerste portret van Khnopff waarin een bloem verschijnt. Sinds de Renaissance symboliseert de bloem die een jong meisje vasthoudt de maagdelijkheid, vaak op het punt om aangeboden te worden. Khnopff maakt hier deel uit van een lange iconografische traditie. Deze iris, symbool van vrouwelijkheid sinds de Griekse Oudheid, is na het kleine meisje de hoofdfiguur van ons schilderij. Bovendien verwijst de bloedrode kleur naar de menstruatie, dat wil zeggen de leeftijd van de puberteit waarop het kind een vrouw wordt. Deze overgang naar volwassenheid ten tijde van de eerste menstruatie was des te opvallender en belangrijker in de 19e eeuw.
Yvonne Suys draagt ??hier twee juwelen en houdt een paar handschoenen in haar rechterhand. In de 19e eeuw waren dat sterke symbolen van vrouwelijkheid en tekens van sociale rang. Wel verdient de om de rechterpols gedragen armband (vermoedelijk een gesloten slavenarmband) aandacht.  Dit type armband was in de 19e eeuw een armband die de kleine armband verving die hij in de kindertijd ontving. Dit juweel neemt ons dan ook mee terug naar de overgang van het kleine meisje naar volwassenheid.
De groene fluwelen jas, afgezet met bont, gedragen door Yvonne Suys, is geen kinderjas maar die van een vrouw. Het kledingstuk roept een hoge sociale status op door de kostbaarheid van de materialen. Khnopff, die geen kleurenschilder is, gebruikt dit over het algemeen om een ??idee door middel van symbolen over te brengen. Traditioneel symboliseert groen namelijk liefde, vruchtbaarheid en hoop. Deze drie concepten waren in de 19e eeuw alles wat ouders voor hun dochter wensten wanneer ze volwassen werd. Dit portret is bijna een gebed voor een goed toekomstig huwelijk.
Volgens Michel Draguet is hier “het portret van een kind een voorbode van een portret van een vrouw” (Michel Draguet, Portrait van Jeanne Kéfer, Getty Museum Studies on Art, Los Angeles, 2004, p.78). De symbolen van de rode bloem, de armband en de groene kleur van de jas kristalliseren haar zeer nabije lot als vrouw. Bovendien zijn de sieraden, het kostbare fluweel en het bont, evenals de handschoenen, attributen die het onderwerp in staat stellen het ideaal van de burgerlijke vrouw van het einde van de 19e eeuw te belichamen en de positie van de familie Suys te weerspiegelen. De symbolen van ons schilderij, hoewel verbonden met een voorouderlijk iconografisch vocabulaire dat een beroep doet op mythologie en tradities, zijn van grote moderniteit, in overeenstemming met het denken en leven van het fin de siècle.
In het Symbolisme dat Fernand Khnopff belichaamt, zijn de symbolen niet demonstratief maar suggestief. Zo worden op subtiele wijze ideeën opgeroepen achter de werkelijkheid. Hier, achter het kind, ziet Khnopff de vrouw.

Een symbolistisch onderwerp dat half engel, half sfinx is:
Dit werk is typerend voor het burgerlijke portret van die tijd: het stelt een klein meisje voor, engelachtig omzoomd, van grote schoonheid, met haartooi en verzorging in overeenstemming met haar sociale rang. Het belichaamt de delicatesse en verfijning die van een meisje of een vrouw worden verlangd. Dit brengt ons terug bij de figuur van de engel, wijs, teder, mooi en poëtisch, die goede familiale en burgerlijke waarden belichaamt.
Zoals bij de meeste portretten van Khnopff is de achtergrond moeilijk te definiëren. Hier lijkt Yvonne Suys ondergedompeld in de compositie. De afwezigheid van perspectief en de grijsachtige achtergrond dienen als kader en benadrukken het onderwerp, wiens blik de kijker doordringt.
De vrouwenfiguren van Khnopff zwijgen, ze spreken de toeschouwer aan met hun blik. Dit doet ons denken aan het karakter van Medusa, een mythologische figuur met de beroemdste doordringende blik ter wereld, en die de kunstenaar enorm inspireerde. Deze levendige en stille blik, die verwijst naar de figuur van de machtige, fatale en verleidelijke vrouw, wordt bij Khnopff ook belichaamd door de Sfinx. Dit mythologische wezen vinden we ook terug op beroemde schilderijen van de kunstenaar: Le vice Suprême uit 1885 (D.C/O.Z. n°79), Un Ange uit 1889 (D.C/O.Z. n°124), of zelfs Les Caresses uit 1896 (D.C/O.Z. nr. 275, KMSKB inv.6768). De indringende blik van Yvonne Suys wordt geaccentueerd door haar leunende en licht wiegende houding die haar een zeker zelfvertrouwen en een charmante uitstraling geeft, zoals de mysterieuze en gevaarlijke Sfinx haar fatale en legendarische enigma aankondigt.
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(Expert's note: Historical information on the subject of the representation of children must be recontextualized in Europe at the end of the 19th century, the thought and customs relating to childhood and adulthood were quite different from our time.)

Yvonne Suys:
Yvonne Suys was born in Brussels in 1883. She was the granddaughter of Léon-Pierre Suys (1823-1887), a renowned architect from Brussels, to whom we notably owe the thermal baths of Spa, the Brussels Stock Exchange and the vaulting of the Senne River in Brussels. She was the daughter of Paul Suys (1855-1886) and Anna Rittweger (1862-1893) and married Albert Sarens (1878-1922) in 1904. In 1907, the couple had a private mansion built on 72 Avenue de Tervueren in Brussels (the current « Hôtel Sarens-Suys », today the Brussels headquarters of Bank Delen). The Sarens-Suys couple owned a large collection of paintings, including works by Jan Brueghel, Louis Artan, Eugène Laermans, Gustave Courbet, Alfred Stevens and Pierre-Paul Rubens. Yvonne died in 1925 in Etterbeek at the age of 41.

Behind the child, the woman:
Fernand KHNOPFF was a renowned portrait painter. He exhibited his first child portrait in 1884 on the occasion of the XX exhibition. In 1890, he painted that of Yvonne Suys, then aged 7, from a photo (now kept in the Archives of the City of Brussels).
The most famous portraits of children made by Khnopff: the portrait of Mademoiselle Van der Hecht in 1883 (D.C/O.Z. n°54, MRBAB inv.3980), the portrait of Jeanne Kéfer in 1885 (D.C/O.Z. n°82, Getty Museum inv.97.PA.35), the portrait of Simone Héger in 1885 (D.C/O.Z. n°73), the portrait of Gabrielle Braun in 1886 (D.C/O.Z. n°92) and the portrait of Eugénie Verhaeren in 1888 (D.C/O.Z. n°107). In 1890, Khnopff produced portraits of other children such as: Jeanne de Bauer, Albert Braun, Robert Vanderborght, Jules Philippson. These children, painted by Khnopff, are usually dressed soberly, and rather dressed like dolls. We note, however, that for the portraits of little Germaine Wiener (made in 1893, MRBAB inv.10948) and little Yvonne Suys, their clothes look more like those of a woman than those of a little girl. The portrait of Yvonne Suys is the first portrait of Khnopff including a flower. Since the Renaissance, the flower held by a young girl has symbolized virginity, often on the verge of being given Khnopff is part of a long iconographic tradition here. This iris, a symbol of femininity since Ancient Greece, is the main character of our painting after the little girl. Furthermore, its blood-red color refers to menstruation, in other words the age of puberty when the child becomes a woman. This transition to adulthood at the time of the first period was all the more marked and important in the 19th century.
Yvonne Suys here wears two pieces of jewelry and holds a pair of gloves in her right hand. In the 19th century, they were strong symbols of femininity and markers of social rank. However, the bracelet worn on the right wrist (presumably a bangle) deserves attention. In the 19th century, this type of bracelet was a bangle which replaced the small bracelet they received in early childhood. This piece of jewelry therefore also takes us back to the young girl’s transition to adulthood.
The green velvet coat trimmed with fur worn by Yvonne Suys is not a child's coat but a woman's. It evokes a high social status through the preciousness of its materials. Khnopff, not using much color in his work, generally adds it to convey an idea through symbol. Traditionally, green symbolizes love, fertility and hope. In the 19th century, these three concepts are everything that parents could wish for their daughter as she enters adulthood. This portrait is almost a prayer for a prosperous future marriage.
According to Michel Draguet: “the portrait of a child prefigures a portrait of a woman” (Michel Draguet, Portrait of Jeanne Kéfer, Getty Museum Studies on Art, Los Angeles, 2004, p.78). The symbols of the red flower, the bangle bracelet and the green color of the coat crystallize her close destiny as a woman. Furthermore, the jewelry, the precious velvet and fur, as well as the gloves are all attributes of the upper class ideal of the end of the 19th century. Thus, underlining the position of the Suys family. The symbols of our painting, although linked to an ancestral iconographic vocabulary invoking mythology and traditions, are of great modernity, in accordance with the thought and life of the fin-de-siècle.
In the Symbolism embodied by Fernand Khnopff, the symbols are not demonstrative, but suggestive. Thus, the ideas are delicately evoked behind the reality. Here, Khnopff sees the woman behind the child.

A symbolist subject that is half-angel, half-sphinx:
This work is typical of the upper class portrait of the time. It shows a young girl, angelically fringed, of great beauty, with sophisticated hairstyle and groomed in accordance with her social rank. She embodies the delicacy and refinement that is required of a girl or a woman. This brings us back to the figure of the wise, tender, beautiful and poetic angel personalizing good family and upper class values.
As in most of the portraits painted by Khnopff, the background is difficult to define.Yvonne Suys seems to be immersed in the composition. The absence of perspective and the grayish background serve as a frame, highlighting the subject, whose gaze pierces the viewer.
Khnopff's female figures are silent, they address the viewer with their gaze. This reminds us of the character of Medusa, a mythological figure with the most famous piercing gaze in the world, and who greatly inspired the artist. This lively and silent gaze which refers to the figure of the powerful, femme fatale and temptress is also embodied in Khnopff by the Sphinx. We also find this mythological creature in the well-known paintings by the artist: Le vice Suprême from 1885 (D.C/O.Z. n°79), Un ange from 1889 (D.C/O.Z. n°124), or even Les caresses from 1896 ( D.C/O.Z. n°275, MRBAB inv.6768). Yvonne Suys' penetrating gaze is accentuated by her leaning and slightly swaying posture which gives her a certain confidence and a charming appearance, like the mysterious and dangerous Sphinx announcing her fatal and legendary enigma.

Lot 177 : 58000 €

Vente Vente 38 du 30-11-2014

Franquin : PIGEON : Le SKwiiK, seul trois exemplaires en résine polychrome ont été réalisés à l'époque de l'exposition Franquin à Angoulême, ici nous vous proposons l'unique exemplaire en bronze réalisé selon la technique dite à cire perdue, 1990, 45 cm, C signé J-M Pigeon. Droit de suite.

Lot 12 : 130000 €

Vente BANDES DESSINEES du 15-12-2019

Hergé : NEUJEAN (1923 - 2018) : Le monument Tintin et Milou en pieds, sculpture en bronze selon la technique dite « à la cire perdue », 1976, n°HC 1/1, 186 cm (avec socle), cachet de la fonderie Pinella de Andreïs et Figli à Milan sur la tranche du socle, signée Neujean Nat.

En 1947, «Les Amitiés Belgo - Françaises» firent appel à Nat Neujean pour réaliser un buste d'André Malraux. Connaissant l'admiration de Malraux pour Tintin, l'Ambassade de France conseilla à Neujean de se rendre chez Hergé. C'est à partir de cette date que se nouera entre le sculpteur et Hergé une amitié réciproque. Vers 1951, Hergé et les Editions du Lombard eurent l'idée de commercialiser des figurines en vinyle des personnages de Tintin avec la société de jouets pour enfants MIRIM. Ils proposèrent à Nat Neujean de réaliser les modèles en plâtre. A partir de dessins qu'Hergé lui avait fournis et après de nombreuses entrevues, Nat Neujean modela la première sculpture de Tintin de 20 cm de haut. Le père de Tintin et Milou fut très surpris du résultat : il découvrait pour la première fois son héros en trois dimensions ! Peu de temps après, Hergé commanda à Nat Neujean un buste de Tintin de 40 cm de haut, taillé en pierre de France. Celui-ci trônera fièrement sur le bureau d'Hergé à partir de 1954. En 1958 toujours à la demande d'Hergé, Nat Neujean réalisa son portrait en bronze.
En 1975, à l'occasion du 30e anniversaire du Journal Tintin, Raymond Leblanc (Directeur des Éditions du Lombard) et Guy Dessicy (Publiart) ont l'idée de faire une surprise de taille à Hergé : une statue en pied de Tintin et Milou de plus d'un mètre quatre-vingt ! Et c'est tout naturellement que sa réalisation fut confiée à Nat Neujean. Un mois sera nécessaire à Neujean pour réaliser l'œuvre finale de 180 cm de haut. Quant à Milou l'entreprise fut plus complexe, le modèle (le chien d'Alain Baran, secrétaire particulier d'Hergé) ne se montra pas très docile, mais Neujean tenait à avoir un vrai chien en face de lui, afin de donner à Milou une touche plus personnelle. Le compagnon de Tintin sera placé à côté de lui, mais tournera le dos à son maître témoignant de sa propre existence et de son indépendance. Le monument fut inauguré le 29 septembre 1976, en présence d'Hergé et de Nat Neujean, au parc du Wolvendael à Uccle. Après plusieurs tentatives de vol et de dégradations, le monument fut placé en lieu sûr au Centre Culturel d'Uccle, où l'œuvre peut toujours être admirée aujourd'hui.
Nat NEUJEAN (de son vrai nom Nathanaël Neuman) est né à Anvers le 5 janvier 1923 et décédé à Bruxelles le 4 février 2018. À 14 ans, il occupe un atelier à Anvers où il s'initie à la sculpture. Il est accepté comme élève libre à l'Académie des Beaux-Arts de cette ville, durant les années 1939 à 1942. En 1942, les autorités allemandes exigent l'expulsion des étudiants belges d'origine juive des lieux d'enseignement. Nat Neujean quitte Anvers et réside à Bruxelles où il travaille tout en vivant dans la clandestinité. Il prend, sur les conseils d'un ami résistant, le nom de Neujean. Après la guerre, il s'établit à Paris pendant les années 1946 et 1947, puis retourne à Bruxelles où il s'installe définitivement. C'est de cette époque que datent ses premières commandes et ses premiers portraits, parmi lesquels ceux d'Hergé, André Malraux et Ben Gourion. Fortement éprouvé par les horreurs de la deuxième guerre mondiale, il commence les études préliminaires à «la Mémoire de la Déportation» à laquelle il consacrera une grande partie de son œuvre. Les victimes de l'Holocauste resteront omniprésentes dans son travail, offrant une image bouleversante de ces figures fantomatiques, destinées à la destruction totale. Une première exposition à New York en 1964 est suivie d'une rétrospective au Musée des Beaux-Arts de Boston et d'une invitation à enseigner comme professeur étranger à la Fine Art School de l'Université de Boston. Par la suite, les sculptures de Nat Neujean seront exposées tout au long de la deuxième moitié du XXe siècle au travers les États-Unis, le Canada et l’Australie. La Belgique, les Pays-Bas, la France, l'Italie et l'Angleterre lui ont aussi consacré à de nombreuses reprises des expositions. Neujean est reconnu également comme portraitiste de personnalités tels que Paul Delvaux, Robert Schuman, Trammell Crow, Frank Stanton (Président de la Croix Rouge), Giacomo Manzu ou Henri Moore. Il est élu membre de l'Académie Royale de Belgique en 1972, et directeur de sa classe en 1978. Il est élu membre correspondant de l'Accademia Nazionale di San Luca di Roma en 1995. Nat Neujean travailla depuis 1955 exclusivement avec la Fonderie De Andreis à Milan.

Lot 147 : 19000 €

Vente Civilisations extra-occidentales du 27-11-2018

Tabarzine Hache signée et datée en acier bronzé, le fer de belle qualité est à décor ciselé de canards volants dans un paysage boisé, la section carrée à décor d'une biche sur une face, d'un lapin sur l'autre, le croc orné d'un lièvre bondissant. Le dessous du fer est signé "Amal loft Ali" et daté 1152 de l'Hegire, et entièrement ciselé d'un décor de perroquet et de fleurs. Chaque compartiment est entouré d'une frise d'arabesques spiralées incrustée d'or. Le manche est à section ronde damasquiné d'or sur trois tronçons.
Iran, ou Inde, 1738-39
L. 60 cm

A  Ceremonial chiselled and gold-overlaid steel saddle-axe, Persia or Iran, 1152AH/AD1738-39, signed ‘amal LOFT ALI 

Références : 
une hache de la même année, du même artisan, signée et datée est conservée à la Wallace Collection, inv. n°0A 1550.

Lot 3 : 6800 €

Vente Arts d'Asie du 22-11-2023

Chine, Epoque République (1912-1949)
Potiche couverte en porcelaine à décor en émaux de la famille rose d'enfants jouant.
Marque à la calebasse.
Hauteur : 22 cm

Lot 357 : 12000 €

Vente BANDES DESSINEES du 25-06-2023

Hergé : Tintin, affiche réalisée par Hergé à l’occasion du prix Stéphane Janssen au Royal Waterloo Golf Club en 1979. Signée. Très rare. Encadrée. Dimensions: 60 x 87.

Lot 130 : 17000 €

Vente Tableaux et objets d'art du 12-11-2019

Dent de narval présentée avec un socle de velours rouge
Fin XVIIè-début XIXè siècle
H: 215 cm
Poids: 3,45 kg

Provenance: Galerie Kugel, Paris
Spécimen en accord avec la réglementation Cites. Un CIC sera délivré à l'acquéreur, ainsi qu'un rapport de datation au carbone14 prouvant l'ancienneté de l'objet

Lot 447 : 21000 €

Vente Arts d'Asie du 22-11-2023

Japon, Epoque Meiji (1868-1912)
Sculpture en corail rouge représentant les sept dieux joyeux.
Hauteur : 20 cm
Poids : 1.000g

Lot 14 : 180000 €

Vente 15 Pierres d'exception du 22-09-2021

Remarquable diamant de 5,15 ct., couleur D, pureté VVS2, taille émeraude. Si l'on cherche à s'approcher de la perfection, ce diamant en est un excellent moyen. Tout y est beau ! Sa taille est idéale pour refléter la lumière et le spectre de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel qui la composent. Sa couleur est la plus haute dans le classement des couleurs du diamant. D de Diamant, tout est dit. La taille émeraude n'est pas choisie par hasard, c'est la forme qui permet de mettre en avant les plus belles puretés. Pourquoi ? Parce que la moindre inclusion un peu problématique anéantirait la pierre sur la roue du polisseur. S'il fallait encore un critère d'excellence, la fluorescence. Celle-ci se révèle très faible, c'est parfait. Comment mettre une telle pierre en valeur? Avec deux fois rien car elle se suffit à elle-même. Un simple anneau et un sertissage presque invisible, ou comme élément central dans une création majestueuse, et toutes les peaux, des plus claires aux plus foncées, révèleront la beauté de la pierre. Ce diamant est accompagné d'un certificat GIA du 7 avril 2021.
GIA natural diamond grading report : 2211579611.
Inscription : GIA 2211579611
Dimensions : 10.79 x 9.33 x 6.27 mm.